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Obligations, lois et procédures relatives aux travaux d'enlèvement d'amiante

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À l’issue de ce cours, le participant pourra :

Description : La formation traite de plusieurs aspects essentiels afin que les gestionnaires ainsi que tous travailleurs en contact avec des matériaux susceptibles de contenir ou contenant de l’amiante soient en mesure de gérer et/ou d’effectuer des travaux conformément à la réglementation en vigueur. Ces aspects comprennent les obligations générales, les effets de l’amiante sur la santé, les normes applicables, l’échantillonnage, les exigences réglementaires, les équipements de protection ainsi que les méthodes de travail et de contrôle sécuritaires.

Ces divers aspects aideront les gestionnaires à établir un programme de gestion de l’amiante, en partant des relevés sur le terrain jusqu’aux diverses interventions de réparation ou d’enlèvement.

Contenu :

Clientèle ciblée : Les personnes impliquées dans la gestion et/ou la réalisation de travaux impliquant des matériaux susceptibles de contenir de l’amiante ou contenant de l’amiante, y compris: Architecte • Chargé de projets • Consultants • Directeur et personnel d’entretien • Entrepreneur général • Employé municipal • Fonctionnaire • Ingénieur • Responsable de chantier • Technicien

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Stop au pillage des frayères
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dans Reportages | Aucun commentaire

Stop au pillage des frayères

Cette année de début février à la fin mars, les pélagiques auraient pu encore “taper” dans les frayères de Manche Est et Ouest et capturer des centaines de tonnes de bars, transformés pour la plupart en farines et granulés destinés à l’aquaculture, les poulets et les cochons des élevages industriels…Mais l’Europe en a décidé autrement.

Mais revenons sur quelques faits :

Dans un article paru dans le quotidien local La Presse de la Manche daté du samedi 28 février 2009, nous apprenons que deux chalutiers pélagiques de La Turballe, contrôlés par la gendarmerie maritime, au large de Cherbourg, avaient à leur bord 22 tonnes de bars… Soit 12 tonnes excédentaires, puisque seulement 5 tonnes sont autorisées par semaine et par bateau.

La frayère Manche Est, située dans le “rail” des Casquets, au large du nez de Jobourg (pointe ouest du Cotentin), aurait pu encore cette année être pillée sans vergogne par des pélagiques venus de Bayonne, des Sables-d’Olonne ou de La Turballe. De même, de l’autre zone de frai en Manche, dite Manche Ouest, située derrière l’île de Batz, au large de Roscoff. Là aussi, pendant plusieurs semaines en février et mars, une douzaine de pélagiques se relayaient pour “taper” à tour de rôle et à tour de bras dans les frayères. Rappelons que les pélagiques sont des chalutiers surmotorisés, qui travaillent “en bœufs”, et traînent, à la profondeur où les bars ont été repérés au sondeur, un filet dont l’ouverture est de la taille d’un terrain de foot.

Des traits de chalut de plusieurs dizaines de tonnes sont ainsi possibles, avec un seul bon passage dans cette masse de bars rassemblés pour frayer. A moins de 200 mètres du débarcadère de la criée de Roscoff, sur le quai qui fait face aux ferry-boats, il fallait voir les norias de semi-remorques qui faisaient la queue pour embarquer hors criée des dizaines et des dizaines de tonnes de bars.

Un remarquable reportage de TF1 au 20 H 00 de Claire Chazal, le dimanche 19 avril 2009, montre les pélagiques qui débarquent directement des centaines de caisses de bars dans les semi-remorques qui attendent sur le quai. A la fin de ce court reportage, et pour la première fois à notre connaissance dans un grand média généraliste, l’aspect économique de la pêche de loisir a été évoqué.

Comme le fait remarquer Monsieur Canto, guide de pêche professionnel, sur le forum de pecheaubar.com, “90 % des pélagiques observés ne passent pas par la criée pour débarquer leurs prises, les débarques se font sur un quai destiné normalement aux cargos et situé à moins de 300 mètres de la criée, les prises sont débarquées par l’équipage sans aucun contrôle, ni de la criée ni d’un quelconque personnel fonctionnaire (Affaires maritimes ou gendarmerie), puis chargées dans des camions dont les indications figurant sur les remorques laissent peu de doute sur leur non-appartenance à la filière pêche (voir la photo édifiante du semi-remorque de volailles).

On peut dès lors se poser quelques questions. Quelle est la destination de ces camions ? Quels sont les volumes débarqués ? Peut-on parler de respect des quotas quand aucune pesée n’est réalisée au débarquement ? Est-il normal qu’aucun agent de l’Etat ne soit présent lors de ces débarques ? Vu l’ampleur du phénomène, est-il possible que les agents de l’Etat n’en aient pas connaissance ? Je vous laisse vous faire votre propre opinion et vous livre mon sentiment personnel : la filière pêche profite d’une situation de crise économique pour se livrer aux pires exactions sur la ressource halieutique. Les prix tombent… aucune importance puisqu’avec le système du prix de retrait à la française, la prime est donnée à la quantité et non à la qualité.”

Car ce non-sens écologique de pillage des frayères se double d’une gabegie économique. En effet, comme pratiquement tous les poissons pendant leur période de reproduction, la chair des bars à ce moment- là de leur cycle est de piètre qualité. La plupart des protéines nobles et des lipides ont été mobilisés pour la fabrication des œufs et de la laitance. Les poissons, quand ils ont frayé (ils sont de toute façon forcés d’expulser leurs œufs quand ils sont écrasés dans la poche du chalut lors de sa relève), sont très maigres et leur chair sèche et filandreuse.

Le plus souvent, quand ils passent en criée, ils sont refusés ou achetés à vil prix par des mareyeurs peu regardants, qui revendent ces bars autour de 3 à 4 euros le kilo, que l’on retrouve ensuite sur quelques étals de supermarché à moins de 8 euros le kilo. En fait, l’énorme majorité de ces bars capturés sur les frayères finit dans les congélateurs quand ils ne sont pas directement transformés en farine à poissons, destinés à nourrir saumons, poulets et cochons de nos élevages industriels. Car, compte tenu des tonnages gigantesques qui sont pêchés en quelques semaines, les prix s’effondrent et la seule rentabilité de cette pêche tient au fait des tonnages très importants réalisés, du dépassement généralisé des tonnages autorisés et des fameux prix de retrait fixés par Bruxelles.

Quand on prend dans un coup de pélagique des tonnes de bars, même à moins de 4 euros du kilo, cela reste très rentable pour les armateurs et l’équipage, surtout que cette pêche se pratique à quelques encablures de nos côtes et ne nécessite pas de grandes quantités de fuel pour accéder à la ressource.

Ce pillage de la ressource bar par une vingtaine de paires de pélagiques seulement, qui ne représentent que moins de 200 emplois, est en outre très préjudiciable aux “petits métiers” artisanaux de la pêche professionnelle, et notamment les ligneurs et petits fileyeurs (des milliers qui tentent de survivre), qui eux pourraient capturer de façon durable des poissons de qualité à très forte valeur ajoutée. Ces petits métiers se sont désolidarisés de leurs confrères pélagiques et bolincheurs (pratiquant non pas au chalut, mais à la senne tournante sur les frayères).

Aux Etats-Unis le “stripped bass” (bar rayé) est classé “game fish” et, à ce titre, interdit à la pêche industrielle. Seules la pêche artisanale (très réglementée) et la pêche récréative sont autorisées

La France est aujourd’hui montrée du doigt dans toute l’Europe, même les pélagiques espagnols restent à quai deux mois pendant la période de frai. Des subventions européennes leur sont versées mais, au moins, la ressource n’est pas détruite. Cette solution a été proposée au Comité national des bolincheurs et pélagiques français. Leur réponse : “Nous ne sommes pas des mendiants, nous voulons vivre de notre travail et ne pas rester à quai.” En dehors de cet excès de fierté nationale, les observateurs qui ont assisté aux déchargements “sauvages” hors criée (apparemment la majorité, durant cette période) sont persuadés, compte tenu des tonnages réalisés, et surtout de leur dépassement généralisé, que cette pêche est très rentable.

Vingt-deux tonnes (pour les deux chalutiers de La Turballe arraisonnés), même au prix de retrait ou en dessous, pour les excédents de quotas, cela fait encore beaucoup d’argent pour l’armateur et l’équipage. C’est bien la première fois depuis plus de quinze années que dure ce pillage systématique des frayères de bars qu’un arraisonnement par la gendarmerie maritime a été effectué. Il semblerait que ce soit sous la pression de la Commission de pêche européenne que ce contrôle de Cherbourg avait eu lieu. Car, il faut bien le dire ici, le ministère ne veut surtout pas “provoquer” de quelque façon que ce soit une profession dont on connaît les réactions de violence exacerbées (incendie du Parlement de Bretagne, saccage du Pavillon de la marée à Rungis, opérations musclées dans les grandes surfaces, invectives et injures à l’encontre du chef de l’Etat, blocage des ports ou du trafic transmanche, etc.). La politique “officieuse” de la France semblerait être de laisser la filière pêche en Manche et en Atlantique disparaître progressivement dans les cinq à six années à venir (peut-être même, avant, disent certains biologistes des pêches), quand il n’y aura plus rien à pêcher. L’Etat versera des primes de reconversion, des aides, des subsides et autres mannes dont il sait saupoudrer, quand nécessaire, les professions “à risque”.

La pêche française ne fournit plus que 15 % de la consommation nationale. Cette situation entraîne un haut niveau d’aides publiques qui conduit à s’interroger sur la pertinence de les maintenir : plus de 800 millions en intégrant les soutiens sociaux. D’autres pays européens ont fait le choix de l’abandon du secteur, d’autant que l’importation est compétitive et pourvoit aux besoins du marché.” C’est un rapport parlementaire qui le dit…

Le bosco

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